redécouvrez l'art du thé 

la cérémonie du thé 

Origines :

 

La cérémonie du thé japonaise est imaginée aux alentours du XVIème siècle par le Maître de thé de l'école wabi, Sen No Rikyu (1522-1591), devenu une figure historique du rituel japonais. Celui-ci a mis en place des concepts clés qui ont forgé les principes de la cérémonie :

 

  • Sei 清(Pureté) : en pénétrant dans le lieu du rituel, les personnes doivent laisser derrière eux tous leurs problèmes pour ainsi devenir purs;

  • Wa 和 (Harmonie) : les ustensiles utilisés pour le rituel doivent être en harmonie avec la nature tout en instaurant l'harmonie dans l'esprit des invités au rituel;

  • Kei 敬 (Respect) : chaque individu est important et doit être respecté, peu importe son statut social;

  • Jaku 寂 (Tranquillité) : cet état de tranquillité est atteint lorsque tous les principes précédemment cités sont respectés.

 

Cette philosophie continue d'être enseignée dans les écoles de thé japonaises jusqu'à aujourd'hui. On ne devient pas maître de cérémonie facilement, le prétendant au titre de maître doit recevoir une formation dans les domaines artistiques traditionnels du kimono, de la calligraphie, de la céramique, des encens et de l'arrangement floral. Cependant, malgré l'obtention du titre l'enseignement continue indéfiniment et passe par la pratique continue.

 

La pratique de la cérémonie du thé était réservée aux hommes jusqu'à la fin du XIXème siècle, et particulièrement aux samouraïs qui y voyaient une occasion d'échanger à l'abri des regards extérieurs. C'est uniquement lors de l'ère Meiji qui se déroule de 1868 à 1912, que les femmes sont admises pour exécuter les cérémonies, avec le déclin des guerriers.

 

C'est pourquoi aujourd'hui il est plus fréquent de voir une femme exécuter la cérémonie du thé.

L'origine du thé

La tradition de consommer du thé et des infusions est originaire du continent asiatique et principalement de la Chine, dont les habitants consommaient la boisson pour ses vertus thérapeutiques. On retrouve ainsi des traces de la plante dans la tombe d’un empereur sur le territoire à l’Ouest du Tibet vers 200 av. J.-C. On en faisait alors usage pour soulager la fatigue et fortifier l’esprit.

Il devient même une boisson consommée quotidiennement en Chine dans la première centaine ap. J.-C. Au cours de son histoire en Asie, le thé a connu différentes façons d'être consommé. Ainsi on passe d’une consommation sous forme de brique, comme c’est toujours le cas au Tibet aujourd’hui, au thé en poudre et en feuilles entières.

C’est ensuite que la consommation du thé s’est répandue vers les pays voisins dont le Japon dès le VIIIème siècle, ou les feuilles étaient importées par un ambassadeur à la cour. Par la suite les moines japonais ramenèrent la plante dans leur pays natal. Au Japon le thé fût consommé sous forme de poudre reprenant la tradition de l’école chinoise, Song. C’est au Japon qu’est né le thé matcha lorsqu’en 1202 le fondateur de l’école Rinzai (une des trois écoles de bouddhisme zen japonais) Maître Eisai planta 5 pieds de théiers dans le village Uji près de Kyoto. C’est ce même Maître qui popularisa le thé au Japon suite à un voyage initiatique au zen Rinzai chinois.

Au pays des samouraïs, la cérémonie du thé prend une toute autre ampleur en devenant un rituel important, on parle alors de l’art du thé. Plusieurs cérémonies sont nées, parmi elles, celle qu’on nomme la Voie du thé et dont l’esprit est associé aux 4 principes fondamentaux : Harmonie, Respect, Pureté et Sérénité. Ses principes se retrouvent dans le rituel lui-même et la façon de l’exécuter.

Cependant, le thé n’est pas la seule plante à être consommée sous forme de boissons chaudes, nombreuses plantes ont connu ce sort comme la verveine, la sauge, le maté, etc. Le mélange des différentes plantes permet de composer des recettes donnant naissance à des boissons savoureuses.